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[Lecture] Les filles oubliées de Sara Blaedel #PAC

Le second livre que j’ai eu envie de lire cette année pour le Pumpkin Autumn Challenge est un thriller d’une autrice que je ne connaissait pas du tout. Sara Blaedel est danoise mais vit actuellement aux Etats-Unis. Elle a déjà publié plusieurs romans, mais en France c’est Les filles oubliées qui a été choisi pour la faire connaître du grand public.
J’ai eu envie de lire un roman nordique pour ce challenge car je trouve qu’ils ont en général le don pour donner une ambiance un peu lourde, malsaine, effrayante, à leurs romans policiers et c’est tout à fait le genre de lecture qui peut rentrer dans la thématique du PAC !

Je n’ai malheureusement pas eu de coup de coeur pour ce roman, mais j’ai tout de même passé un bon moment de lecture. Ce livre m’a permis également de découvrir le nouveau format poche proposé par France Loisirs et il a tout bon (j’adore ce format que je trouve plus facile à lire car moins lourd).

Les filles oubliées

Résumé :

« Le corps d’une femme est découvert dans une forêt isolée du Danemark. Une cicatrice sur le visage aurait dû rendre son identification facile, mais personne n’a signalé sa disparition. Louise Rick, enquêtrice au Département des Personnes Disparues, lance un appel à témoins. Une femme âgée reconnaît la victime qu’elle a connue enfant. Il s’agit d’une certaine Lisemette, qui fut internée autrefois dans un hôpital psychiatrique. Comme les autres enfants de cette lugubre institution, Lisemette était une « fille oubliée », abandonnée par sa famille. L’enquêtrice fait alors une autre découverte troublante : la victime avait une sœur jumelle. Et toutes les deux sont censées être mortes depuis une trentaine d’années… »

Mon avis :

J’ai découvert en faisant quelques recherches sur Sara Blaedel que Les filles oubliées est en fait le 7ème roman de la série « Louise Rick« . En toute honnêteté, je ne l’aurai pas deviné seule donc ce n’est pas du tout dérangeant pour la compréhension de ce roman.

En fait, Louise arrive dans un nouveau département : le Département des Personnes Disparues. Il s’agit d’un nouveau service pour elle après avoir travaillé au sein de la criminelle (chargée d’enquêter sur les meurtres). Qui dit nouveau département dit nouveaux collègues. Sa rencontre avec Eik a tout d’abord été un peu houleuse et puis comme bien souvent dans ce genre de cas (et de romans), les choses ont fini par se tasser et les deux co-équipiers sont parvenu à travailler ensemble de manière plus sereine.

Louise est une fois de plus un personnage sans grande surprise pour ce genre littéraire : elle est torturée par son passé..
Je ne sais pas pourquoi les auteurs aiment à ce point créer des personnages de flics sombres, alcooliques, drogués ou ayant connu la perte d’un proche… ça ne me dérange pas de retrouver ces personnages dans mes lectures mais il est vrai qu’à force il n’y a plus d’effet de surprise. Bref, vous l’aurez compris, Louise a un lourd passé et celui-ci ressurgit justement au fil de cette enquête. J’ai d’ailleurs été frustrée à la fin du roman de ne pas avoir plus de réponses sur l’histoire de Louise. Le livre se termine clairement en nous laissant suggérer un dénouement dans un prochain roman. En sachant que je n’ai pas été totalement convaincue par ce roman et cette autrice, je ne suis pas certaine de connaître un jour le fin mot du passé de notre enquêtrice… tant pis.

Si l’enquête s’annonçait prometteuse à la lecture du résumé, je n’ai pas été emballée plus que ça. J’ai apprécié la thématique de l’ancien hôpital psychiatrique, l’ambiance de la ville dans laquelle se déroulait l’enquête mais le tout ne m’a pas spécialement fait vibrer. Il y a un peu trop de passages personnels sur la vie de Louise, ce qui nous coupe parfois de l’action. Le duo Louise/Eik est sympathique à suivre mais comme je vous l’ai dit plus haut, le tout est sans surprise.

C’est un peu le mot clé de ce roman : sans surprise. Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas révolutionnaire. C’est du déjà vu. Ce que j’ai retenu de ce livre c’est surtout l’aspect sur les conditions des personnes handicapées mentales dans les institutions dans les années 60/70. Heureusement que les choses se sont améliorées (même s’il y a encore malheureusement des scandales de maltraitances sur des personnes fragiles de nos jours dans les institutions : maisons de retraite, hôpitaux…)

J’ai été un peu choquée de découvrir le coupable des crimes dénoncés dans ce roman et la dernière partie du livre m’a laissée avec un sentiment de malaise.

Pour conclure, ce roman apporte de bonnes idées et une thématique, celle des institutions pour personnes handicapées, qui peut nous faire frissonner et nous plonger dans une ambiance glauque. L’ambiance dans les polars nordiques est un atout indiscutable de ces auteurs et j’ai été servie avec ce roman. C’est l’enquête en elle même, avec un rythme lent ou entrecoupé par la vie privée des personnages, qui m’a déçue. Les personnages n’ont d’ailleurs pas été à la hauteur de mes espérances. Le tout est sans surprise et c’est ce qui m’a ennuyée parfois.

J’ai passé un bon moment de lecture mais je ne suis pas certaines d’avoir envie de réitérer l’expérience avec cette autrice danoise.

Avez-vous déjà lu ce roman ? Qu’en avez-vous pensé ?

 

A propos de Flâner Lire

Caroline, amoureuse d'Histoire, (ancienne stagiaire au Centre Historique Minier de Lewarde & ex agent d'accueil et de surveillance au Palais des Beaux Arts de Lille). Je suis depuis toujours passionnée de patrimoine avec une affection particulière pour celui du Val de Loire. J'ai beaucoup d'intérêt pour la culture en général : les musées, les expositions, la musique, la lecture, les séries tv...

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